2009 - Le logiciel libre et le handicap

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Avec :

Romuald Gueguan, Handi’Cap Access, aide au choix et la mise en oeuvre des technologies a destination des personnes handicapées. Il créé ainsi le trait d’union entre fournisseurs et utilisateurs.

Caroline Thouvenot qui malgré sa dyslexie, vient d’obtenir son master 1 avec mention. Présidente de l’association ADO_DYS, elle accompagne des jeunes dans des actions de tutorat autour de la dyslexie.

Wilfried Estachy, coordinateur du thème Accessibilité et handicap des RMLL et administrateur de l’April sur le dossier de l’accessibilité, travaille sur dans le milieu médico-éducatif.

Luc Rasschaert et Nasredine Nasli-Bakir anciens animateurs de l’émission Le Journal du H sur Canal B.

Sylvain Grille, en conférence au moment de l’émission intervient sur Nvda. Son intervention enregistrée se trouve sous la rubrique NVDA de nos podcasts.

Du travail !

Cette émission démine le sujet du logiciel libre et du handicap. Beaucoup de frustrations s’expriment autour de la table. Et un grand travail reste à faire.

Libriste, tu cherches un projet, Le handicap t’ouvre ses bras !

Deux types de public handicapé

L’utilisateur individuel chez lui doit trouver des applications libres (et des matériels) pour travailler et communiquer sur le Web malgré son handicap. Ses besoins sont par exemple, la vocalisation du bureau s’il est non-voyant ou un trackball au menton pour un utilisateur infirme moteur cérébral.

Lorsque le public est en structure, les professionnels décideurs sont parfois devenu de simples consommateurs de logiciel propriétaires. Ils sont d’autant plus orientés vers cette formule qu’ils ne souhaitent pas « contribuer » à l’élaboration, aux tests, et aux évolutions du programme. Il y un travail de fond à mener vers les acteurs en structure.

Les institutionnels

Une sensibilisation de la communauté libre vers les institutionnels et financeurs (Ex AGEFIP) est également nécessaire. En effet, sans faire l’amalgame libre et gratuit, comment expliquer que la prise en charge de l’utilisation de solution libre dans le domaine du handicap sera surtout le financement des services d’entreprises informatiques ? Comment bien expliquer que les budgets doivent se déplacer vers l’accompagnement à la mise en œuvre, vers le développement had-hoc ou vers les adaptations d’un logiciel qui est souvent gratuit ?

Le travail de sensibilisation, n’est pas simple dans un monde associatif autour du handicap qui raisonne beaucoup par « chapelle ». Il manque un organisme fédérateur capable d’informer objectivement le public handicapé sur les solutions libres et ses acteurs.

Le développeur démarre souvent un projet parce qu’il à besoin d’un logiciel pour une tache précise. La communauté du libre, finalement, ne manque-t-elle pas de développeurs handicapés concernés. On pose ici la lourde question de l’accès à l’éducation pour les personnes handicapées et c’est un autre sujet…